Fin octobre, la presqu’île change de rythme. Les volets se ferment, les rues de Saint-Pierre-Quiberon se calment et beaucoup de maisons de vacances restent inoccupées jusqu’à Pâques. C’est justement le moment où nous recevons les premières questions : faut-il couper l’eau ? Vidanger le chauffe-eau ? Laisser le chauffage ?
On pourrait croire qu’avec notre climat océanique, le gel n’est pas un sujet ici. C’est vrai la plupart des hivers. Mais il suffit de quelques nuits froides et sèches, avec un vent de nord-est, pour qu’un tuyau exposé dans un garage, un vide sanitaire ou un robinet de jardin se fende. Et dans une maison vide, personne ne le remarque avant des semaines.
Le risque est plus faible que dans les terres, mais il n’est pas nul. Ce qui rend une résidence secondaire vulnérable, ce n’est pas tant la température que l’absence. Une fuite dans une maison habitée se voit en quelques heures. Dans une maison fermée, l’eau peut couler longtemps, abîmer un plancher, un doublage ou un plafond, et la facture d’eau grimpe en parallèle.
Les points sensibles sont presque toujours les mêmes. Les canalisations qui passent dans des locaux non chauffés : garage, buanderie, cellier, combles. Les robinets extérieurs, souvent posés sur des murs exposés au vent. Les compteurs installés dans un regard en limite de propriété. Et, dans les maisons anciennes en pierre ou les longères rénovées par étapes, ces bouts de réseau qu’on a un peu oubliés au fil des travaux.
Il ne fait pas geler l’eau, mais il fatigue les installations. Sur la côte, entre Quiberon, Carnac et La Trinité-sur-Mer, nous voyons régulièrement des robinets d’arrêt grippés ou des raccords extérieurs corrodés. Le jour où l’on veut fermer l’eau en urgence, la vanne ne tourne plus. Vérifier qu’elle manœuvre correctement fait donc partie de toute bonne préparation à l’hiver.
Il existe deux grandes approches, et elles se combinent souvent.
La première consiste à fermer l’arrivée d’eau générale et à vidanger le réseau. On ouvre les robinets, en commençant par le point le plus haut de la maison, puis on ouvre les points de purge au plus bas pour laisser l’eau s’écouler. On n’oublie pas les chasses d’eau, ni les robinets extérieurs. C’est la solution la plus sûre pour une maison fermée plusieurs mois.
La seconde consiste à maintenir une température minimale grâce au mode hors gel de votre chauffage : chaudière, pompe à chaleur ou radiateurs électriques. La plupart des appareils récents proposent cette fonction. Elle protège le bâti contre l’humidité, ce qui compte beaucoup dans les maisons de bord de mer, mais elle consomme de l’énergie et suppose une alimentation électrique maintenue.
Dans la pratique, nous conseillons souvent de faire les deux : couper et vidanger la partie eau sanitaire, et laisser le chauffage en position hors gel quand l’installation le permet. Chaque maison est différente, c’est pourquoi nous préférons en parler avec vous plutôt que d’appliquer une recette toute faite.
C’est la question qui revient le plus. Un chauffe-eau électrique peut simplement être mis hors tension pendant votre absence. Le vidanger n’est pas systématique : c’est utile si la pièce où il se trouve risque de geler, ou si vous fermez la maison pour une très longue période.
Attention à un point : un chauffe-eau vidé ne doit jamais être remis sous tension avant d’avoir été rempli à nouveau. Sinon, la résistance chauffe à vide et grille en quelques minutes. Au printemps, on remet donc l’eau, on purge l’air aux robinets, et seulement ensuite on rallume.
Pour un ballon thermodynamique ou un chauffe-eau couplé à une chaudière, la procédure dépend du modèle. Nous vous conseillons de vous reporter à la notice du fabricant ou de nous appeler avant de toucher à quoi que ce soit.
Un circuit de chauffage central à eau ne se vidange pas comme un réseau sanitaire. Si la chaudière ou la pompe à chaleur reste en mode hors gel, le circuit est protégé. Si l’installation doit être totalement arrêtée, il faut soit la vidanger, soit vérifier que l’eau du circuit contient un antigel adapté et en concentration suffisante. C’est un travail de chauffagiste.
C’est le point que beaucoup de propriétaires découvrent après un sinistre. De nombreux contrats prévoient, dans leurs conditions générales, des mesures de prévention en cas d’absence prolongée pendant la période de gel : couper l’eau, vidanger les conduites et les appareils, ou maintenir le chauffage. La durée d’absence prise en compte varie selon les contrats.
Ne pas respecter ces consignes peut réduire l’indemnisation. Le seul document qui fait foi, c’est votre contrat. Avant de fermer la maison, prenez cinq minutes pour relire le paragraphe consacré au gel ou aux obligations de l’assuré.
Voici les vérifications que nous faisons nous-mêmes lors d’une mise hors gel :
Pour les propriétaires qui louent leur bien en saison, l’automne est aussi le bon moment pour noter les petites réparations à prévoir avant la reprise : un mitigeur qui goutte, une chasse qui coule, un groupe de sécurité qui fuit.
On referme les points de purge, on rouvre doucement l’arrivée d’eau, puis chaque robinet l’un après l’autre pour chasser l’air. On remplit le chauffe-eau avant de le remettre sous tension. Et on fait un tour de la maison pour vérifier qu’aucun raccord ne suinte. Si un tuyau a souffert pendant l’hiver, c’est souvent à ce moment-là qu’on le découvre.
Le prix dépend de la taille de la maison, du nombre de points d’eau, de l’accès aux vannes et de l’éventuel remplacement d’un robinet d’arrêt usé. Nous établissons un devis après avoir vu l’installation. Il est souvent judicieux de prévoir dans la même visite la remise en eau au printemps.
Non. Le couper suffit dans la plupart des cas. La vidange se justifie si le local risque de geler ou si la maison est fermée très longtemps. Dans tous les cas, il ne faut jamais le rallumer à vide.
Le compteur situé chez vous ou en limite de propriété doit généralement être protégé du gel par l’abonné. Les règles exactes figurent dans le règlement du service des eaux de votre commune : renseignez-vous auprès de lui.
Il protège la maison tant que l’appareil fonctionne et que l’électricité n’est pas coupée. En cas de panne pendant un coup de froid, le réseau n’est plus protégé. Couper et vidanger l’eau sanitaire en complément reste la précaution la plus sûre.
Oui, c’est fréquent avec les résidences secondaires de la presqu’île. Il suffit de convenir avec nous de la remise des clés, par vous-même, un voisin ou votre agence.
Depuis 70 ans, SAVI PRESQU’ÎLE accompagne les propriétaires de Quiberon, Saint-Pierre-Quiberon, Plouharnel, Carnac. Nos techniciens connaissent les maisons d’ici, leurs vieilles vannes et leurs canalisations parfois cachées. Contactez notre équipe pour programmer la mise hors gel de votre résidence secondaire et demander votre devis : vous partirez l’esprit tranquille, et vous retrouverez une maison en bon état au printemps.
Contactez l’équipe SAVI pour faire le point sur votre installation de chauffage sur la presqu’île de Quiberon.
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